Climackathon, réflexions autour des changements climatiques à Abidjan

« La Côte d’Ivoire face aux changements climatiques, Etat des lieux et solutions ». Tel est libellé le thème le Climackathon 2018 à Abidjan organisé par l’Agence Française de Développement (AFD).Illustration

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« La Côte d’Ivoire face aux changements climatiques, État des lieux et solutions ». Tel est libellé le thème du Climackathon 2018 d’Abidjan, organisé par l’Agence Française de Développement (AFD).

En marge de la semaine du climat de New York (24-30 septembre 2018), l’AFD organise la deuxième édition du Climackathon, les 27 et 28 septembre 2018. Une rencontre annuelle qui réunit pendant 48 heures experts, journalistes, influenceurs et éco-citoyens locaux autour de questions d’actualité en lien avec le climat.

La première journée, le 27 septembre, sera consacrée aux productions et contributions. Ouvertes à tous, elles seront partagées directement sur le site du climackathon (www.climackathon.org). Les internautes auront droit à des témoignages, reportages, opinions, solutions ou initiatives en faveur du climat. Des articles seront ensuite relayés sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Climackathon.

La seconde journée sera dédiée aux échanges. Le point culminant reste le panel qui réunira près d’une dizaine d’experts et acteurs locaux de la réponse aux changements climatiques.

Quelle est la situation actuelle en Côte d’Ivoire ? Qui fait quoi pour contrer ou atténuer les effets du changement climatique ?

Des questions qui seront débattues pendant deux jours par les participants.

En 2017, la première édition du Climackathon a réuni 200 acteurs des médias et organisations de lutte contre le réchauffement climatique. Cette année, 300 communicants, spécialistes et initiatives locales en faveur du climat seront mobilisés dont six panélistes et un modérateur, appelés à se prononcer sur six thématiques sous-jacentes.

1 – Agriculture : Jean-Paul LORNG, directeur des Cultures annuelles et ressources animales, FIRCA (Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles) : adaptation de l’agriculture ivoirienne au changement climatique.

2 – Météo : Dr DJE Kouakou Bernard, chef du département de la climatologie et des applications météorologiques à la SODEXAM (Société d’exploitation et de développement aéroportuaire aéronautique météo) et Point focal national du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : Services climatiques, gestion d’alerte précoce, etc.

3 – Transport vert : Andy COSTA, président ONG My Dream for Africa. Sensibilisation à la notion d’éco-mobilité (ou mobilité durable). Un mode de transport jugé moins nuisible à l’environnement et à moindre contribution aux émissions de gaz à effet de serre.

4 – Sensibilisation par les médias : Laure NESMON Pie, vice-présidente Media For Change (plateforme de médias & acteurs de la société civile pour la promotion des bonnes pratiques pour l’atteinte des objectifs de développement durable).

5 – Préservation des forêts et réduction des émissions de CO2 : Kouassi Édouard, assistant technique APFNP (Association des propriétaires de forêts naturelles et plantations d’Afféry), promotrice de biocharbon à base de résidus de maïs, riz et cacao.

6 – Mise en oeuvre de la stratégie REDD+ en Côte d’Ivoire : Romuald VAUDRY, ONG NITIDÆ : mise en oeuvre d’un projet pilote dans la région de la Mé.

Marc DAUBREY, spécialiste climat et bas carbone / INDC  sera de la partie pour la distribution de la parole et modération des échanges.

A lire aussi : Le C2D fait le bilan de cinq ans d’activités en Côte d’Ivoire

Il faut savoir  que l’AFD est partenaire de la Côte d’Ivoire depuis 1949. Elle accompagne les transitions du pays et les programmes mis en œuvre par l’État ivoirien pour une croissance durable et inclusive. Ce qui inclue conformément à ses engagements, une totale « éco-implication ». Depuis 2012, son soutien s’inscrit principalement dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D).

À l’actif de ce partenariat franco-ivoirien en faveur de l’environnement et de la biodiversité, 20 milliards de FCFA (2013 à 2020) engagés pour la gestion des ressources naturelles, dont une dotation de 6,6 milliards à la Fondation des parcs et réserves de Côte d’Ivoire, basée sur un mécanisme novateur de fonds fiduciaire pour la conservation.

Depuis 2013, l’on assiste subséquemment à la protection et la restauration des écosystèmes forestiers de Côte d’Ivoire, des forêts classées, parcs nationaux et réserves naturelles. 5 parcs et réserves ont été protégés et mis en valeur et 71 micro-projets des populations riveraines de 3 parcs nationaux. 101 agents de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) formés en lutte anti-braconnage. Ce sont 31 750 hommes-jours en moyenne par an en missions de surveillance dans les parcs et 41 clubs environnementaux créés dans les villages riverains des parcs nationaux pour susciter l’adhésion des populations à la conservation des ressources naturelles.

Vous avez d’autres pistes de solutions, laissez-nous un commentaire pour la partager avec nous. Mieux, rejoignez-nous les 27 et 28 septembre 2018 à l’occasion du Climackathon.

A bientôt !

A lire aussi : Quelques chiffres clés de la mise en œuvre du C2D ivoirien

 

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2 Commentaires

  1. Je félicite les opérateurs de cette initiative. Ayant participé à trois sommets sur le Climat (Yamoussoukro, Marrakech et Bonn) j’ai vu que les journalistes doivent être plus qu’acteurs. Nous voulons par notre métier dans les collectivités décentralisées des agents sur lesquels il faudra compter.

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