Afropolitain 2019, le premier showcase tient toutes ses promesses

afropolitain-2019-premier-showcasePatricia Essong en prestation Festival Afropolitain Nomade à Abidjan / Jeff Amann - Libre Tribune mardi 25 juin, à Abidjan

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Pari réussi pour le premier showcase de la 6e édition du « Festival afropolitain nomade », mardi 25 juin, à Abidjan. Le public était au rendez-vous, les artistes à la hauteur.

Le ton est donné par Patricia Essong. Dans une série de quatre chansons de musique du monde, l’artiste camerounaise met l’eau à la bouche du charmant public qui ne demande qu’à être chauffé. Particia le comprend, et fait monter le mercure. Légèrement.

Puis Ayana Bolingo monte sur scène et le pousse à un niveau supérieur. Le groupe congolais, domicilié à Abidjan, revisite les grands classiques de la musique africaine, dont le titre Africa de l’emblématique sud-africaine Miriam Makéba.

Vient le tour de James Marron. Très vite, le jeune prodige du Hip hop français établit une relation fusionnelle avec son public, qui fait le chœur.

« On va briller avec ou sans lumière », scandent les festivaliers. Un pied de nez aux coupures intermittentes d’électricité qui ont émaillé les premiers instants du showcase. Le léger souci réglé, l’excitation monte encore d’un cran.

Et quand Roland Boussou se saisit de sa kora, il met le feu au balafon. C’est le délire ! L’espace vibre aux décibels endiablés de l’instrumental du musicien ivoirien. Le public en redemande, mais le temps imparti à l’artiste est écoulé. Vingt minutes, c’est peu pour montrer tout le talent avec lequel Roland manie la kora. Il cède la scène à sa compatriote.

Tel un cow-boy, Jahelle Bonee surgit des coulisses pour dompter le public surchauffé. Sa performance achève de convaincre le public. Du groove, de l’afrobeat, de la percussion, tout y passe. Au grand bonheur des festivaliers.

A la tombée du rideau ce mardi, on peut dire sans l’ombre d’un doute que la promesse a été tenue pour ce premier showcase du festival Afropolitain nomade. Un sentiment entièrement partagé par Ras Sankara Aboukar.

« C’était bien. Entre les artistes, l’organisation, le staff la sécurité, les dirigeants du local, c’était bien. C’était une réunion de famille, même si on ne connaissait pas, on se parlait entre les frères et sœurs, sans barrières, ni frontières. Et ça, c’était vraiment cool. La programmation était bien, les artistes musiciens étaient à la hauteur avec un très bon niveau. Il y a eu de petites coupures, mais ce n’est pas un souci. Cela arrive dans toutes organisations d’évènement, même en Europe, partout dans le monde. Donc tout va bien, c’était une belle soirée », affirme très prolixe, l’artiste plasticien performeur venu du Togo.

Prochain cap, l’Institut français en Côte d’Ivoire pour le deuxième showcase « Jazz et Slam » et le live painting de l’artiste visuel camerounais Tally Mbok.

A lire aussi : Vanessa Kanga, fondatrice du festival Afropolitain : « Nous créons des ponts entre les continents »

Un aperçu du public Afropolitain en images

afropolitain-2019-premier-showcasePublic du premier showcase de la 6e édition du « Festival afropolitain nomade »- Jeff Amann /Libre Tribune

afropolitain-2019-premier-showcasePublic du premier showcase de la 6e édition du « Festival afropolitain nomade »- Jeff Amann /Libre Tribune

afropolitain-2019-premier-showcase

Public du premier showcase de la 6e édition du « Festival afropolitain nomade »- Jeff Amann /Libre Tribune

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