Popo carnaval en images, vous allez en avoir plein la vue !

L'attoungblan est un tambour membranophone, constitué d'une partie « mâle » pour les tons bas et d'une partie « femelle » pour les tons hauts, au milieu desquelles se place l'instrumentiste, le mâle étant à sa gauche.Des danseuses l''attoungblan / Jeff Amann - Libre Tribune

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La 38ème édition du Popo carnaval 2018 s’est tenue du 2 au 15 avril 2018 à Bonoua, ville située à 50 km à l’est d’Abidjan, dans la région du sud Comoé en Côte d’Ivoire.

Le Popo carnaval est un événement culturel célébré chaque année dans la Cité de l’ananas. Cette manifestation vient des changements que les jeunes Abourés de Bonoua ont apporté successivement à la fête annuelle des ignames. De 1946 à 1970, les différentes innovations apportées à l’événement traditionnel et d’un caractère très sacré (Popo signifiant masque en langue Abouré) ont fait évoluer le Popo en une manifestation moderne aux allures de carnaval.

A lire : Bonoua ou la cité de l’Ananas

Depuis, le Popo  carnaval de Bounoua, ce sont des expositions-ventes, des animations publiques, des danses et costumes traditionnels, des jeux traditionnels, des prestations artistiques, un défilé carnavalesque, des concours de beauté et culinaire. Le tout en deux semaines d’activités, de joie et partage.

La grande attraction est le défilé carnavalesque qui a lieu à la veille de la fermeture des portes du Carnaval, en présence des autorités coutumières, étatiques et diplomatiques. Les populations et touristes viennent nombreux également pour assister à la célébration de la richesse culturelle du peuple Abouré.

Libre Tribune est allé découvrir cette 38e édition du Popo carnaval de Bonoua. Quelques images amateurs pour vous en mettre plein la vue !

Les officiels

Les autorités traditionnelles.  En pays Abouré et chez les Akan en général, elles sont reconnaissables par leurs tenues et apparats : grand pagne, couronne, chaussures et colliers en ornés or qui font partie des attributs des rois et chefs coutumiers / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Autorités traditionnelles en compagnie d’une touriste / Jeff Amann – Libre Tribune

 

 

Les autorités traditionnelles sont constituées des rois, chefs, notables, etc. Elles se distinguent par leurs tenues. Plus elles sont en haut de l’échelle hiérarchique, plus les tenues et apparats sont voyants. Ce sont des signes de richesse et de pouvoir. / Jeff Amann – Libre Tribune

 

La Miss Popo et ses dauphines, aux côtés des plus beaux hommes désignés à l’issue du concours Êbê (Bel homme) / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Le député de Bonoua Miessan Daniel dit « Daniel Loto » (au milieu) et ses gardes de corps / Jeff Amann – Libre Tribune

 

L’artiste-humoriste Gohou Michel, ambassadeur du Popo Carnaval / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Membres du comité d’organisation  / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Danses et prestations diverses

 

Tambours : le tam-tam parleur (prange, blanc et vert), le Fakouê accompagné de l’Ebricoutché ou petit tam-tam en Abouré / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Le Fakouê sort uniquement lors des cérémonies solennelles et jamais sans le tam-tam parleur / Jeff Amann – Libre Tribune

 

L’Attougblan, tambour membranophone, constitué d’une partie « mâle » pour les tons bas et d’une partie « femelle » pour les tons hauts, au milieu desquelles se place l’instrumentiste, le mâle étant à sa gauche. C’est le cadet du tam-tam parleur  / Jeff Amann – Libre Tribune

 

L’Attougblan dans toute sa splendeur / Jeff Amann – Libre Tribune

 

 

L’Attougblan joué par l’une des danseuses, une femme. Ce qui serait un sacrilège dans le cas du tam-tam parleur, et pire, du Fakouê / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Danseuse de l’Attougblan / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Danseurs de l’Attougblan / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Danseuses et public amusés face à un comique danseur de l’Attougblan / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les danseuses de l’Attougblan et leurs lunettes extravagantes pour marquer l’année de la 38ème édition du Popo carnaval / Jeff Amann – Libre Tribune

 

La danse Môgnin. Elle consiste à se réunir entre femmes et à battre des baguettes faites de bambou de Chine, tout en chantant et dansant. C’est un moment de réjouissance et de divertissement / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les hommes qui savent danser peuvent se laisser entrainer par les belles voix de femmes lors de la danse Môgnin / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Un homme et une femme en compétition / Jeff Amann – Libre Tribune

 

L’orchestre soixantenaire, Caméléon /Jeff Amann – Libre Tribune

 

Danseurs et danseuses au son de l’orchestre soixantenaire, Caméléon / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Danseurs et danseuses au son de l’orchestre soixantenaire, Caméléon / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Défilé géant

Les majorettes / Jeff Amann – Libre Tribune

© Jeff Amann – Libre Tribune

 

 

Les majorettes dans une nouvelle tenue / Jeff Amann – Libre Tribun

© Jeff Amann – Libre Tribune

Les filles aux couleurs jaune et vert de Bonoua / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les filles aux couleurs jaune et vert de Bonoua / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Un homme déguisé en jeune fille / Jeff Amann – Libre Tribune

 

  L’homme déguisé en jeune fille vue de dos / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les adolescents aptes à intégrer une nouvelle classe d’âge / Jeff Amann – Libre Tribune

 

 

Les adolescentes au seuil de la puberté / Jeff Amann – Libre Tribune

 

La Comien ou la féticheuse. C’est une voyante qui communique avec le monde des esprits et est souvent au service du Roi en pays Akan. Elle est la garante des rites spirituels de la cité. Elle soigne les malades grâce à sa connaissance poussée des plantes et de la nautre / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les guerriers de la génération Noudjou, la génération au pouvoir à Bounoua. La société Abouré est organisée en classe d’âges qui subissent différentes étapes de rites initiatiques par génération. Le pouvoir politique s’hérite par génération en pays Abouré / Jeff Amann – Libre Tribune

 

L’éclaireur de la génération Noudjou. Il veille spirituellement et déjoue les attaques du même ordre / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Le travail forcé, une scène théâtralisée pour évoquer l’époque de la colonisation / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les femmes mariées / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les nourrices en pays Abouré sont en général prises en charge par la familles. Elles sont nourries et pouponnées pour en faire des femme belles et attirantes pour leur mari  / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les nourrices vues de dos / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les veuves. Ces images (celle-ci et celle d’après) montrent comment le femme Abouré en situation de veuvage s’habille : foulard, corsage, pagne noué et quelques bijoux symboliques, sans fioritures / Jeff Amann – Libre Tribune

Les veuves / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les personnes âgées. Cette fresque des hommes et femmes qui reviennent des champs fait ressortir le caractère solide et travailleur du peuple Abouré / Jeff Amann – Libre Tribune

 

 

 

Les personnes âgées / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Les motards. Bonoua est une ville située entre deux stations balnéaires, Bassam et Assinie. Les populations relativement riches s’offrent des motos et des quads pour mieux circuler sur les plages / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Le public

 

Une spectatrice masquée / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Une délégation du Djaka Festival, un évènement qui promeut des arts et de la culture des peuples Dida et Godié tous les ans au mois d’août à Divo, dans région du Lôh-Djboua, au sud de la Côte d’Ivoire / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Des jeunes filles habillées en tenues traditionnelles. Les bijoux et le maquillage traduisent la caractère solennelle de la cérémonie / Jeff Amann – Libre Tribune

 

Jeff Amann – Libre Tribune

 

Jeff Amann – Libre Tribune

 

© Jeff Amann – Libre Tribune

 

© Jeff Amann – Libre Tribune

 

© Jeff Amann – Libre Tribune

 

Personne ne voulait se faire raconter l’évènement. Quitte à monter sur le toit des maisons ? Oui ! / Jeff Amann – Libre Tribune

 

 

 

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2 Commentaires

  1. Je suis fier de toi. Tu as relaté assez d’aspects de la culture que moi-même l’Abouré je néglige. Ce n’est pas tout mais l’essentiel y est. Bravo le reporter Abouré dans la cité de l’ananas.

    1. Merci cher frère de plume pour les encouragements. Et, la culture Abouré est riche que seule une étude de plusieurs années permettrait d’en révéler les contours. Nous en sommes loin !

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