Quelques chiffres clés de la mise en œuvre du C2D ivoirien

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Dans le cadre de la journée commémorative du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), les chiffres clés liés à la mise en œuvre du programme ont été diffusés. Focus sur les chiffres impacts à terme, suivant les axes prioritaires du C2D ivoirien.

Il faut d’emblée noter que dans un dossier parvenu à Libre Tribune, figure le bilan consolidé des chiffres, cinq ans après la signature de ce partenariat bilatéral franco-ivoirien, dont de la mise en œuvre effective a débuté en 2012. Une journée commémorative a été organisée jeudi dernier à l’auditorium de la primature, Abidjan-Plateau à cet effet.

Ainsi a-t-on appris qu’ « au plan opérationnel 26 conventions d’affectations ont été signées pour un montant total de 1093 milliards Fcfa (1,66 milliard d’euros), soit 95 % du montant des deux C2D engagés. Les investissements ont atteint 680 milliards Fcfa (1 milliard d’euros) sur un budget total d’échéance remboursé de 782 milliards Fcfa (1,19 milliards d’euros). Ce qui représente un taux de décaissement de 87 % ».

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Plus en détail, Libre Tribune faire le tour d’horizon des axes prioritaires que sont l’éducation, formation, emploi ; santé et protection sociale ; agriculture, développement rural et biodiversité ; développement urbain, appui à la décentralisation, eau et assainissement ; infrastructures de transport et la justice, pour vous livrer les chiffres impacts à terme du C2D, tels que parvenus à sa rédaction.

Agriculture, développement rural et biodiversité

Avec pour objectif la valorisation des atouts de la Côte d’Ivoire le C2D s’est atteler à développer une agriculture prospère, diversifiée, génératrice de d’un quart de la richesse nationale et la moitié des recettes d’exportation. A terme, ce sont 90 000 producteurs agricoles bénéficiaires d’équipements et conseils techniques, 6 000 kilomètres de routes rurales réhabilités et 1 400 hectares de productions agricoles par 3 barrages réhabilités.

Par ailleurs, la protection et la restauration des écosystèmes forestiers de Côte d’Ivoire, des forêts classées, parcs nationaux et réserves naturelles, 5 parcs et réserves ont été protégés et mis en valeur et 71 micro-projets des populations riveraines de 3 parcs nationaux.

Infrastructures de transport

Adressant le C2D au secteur routier ivoirien, il a permis de renforcer le niveau de service des axes structurants du pays pour le désenclaver les régions productives, favoriser l’intégration régionale, améliorer la sécurité et diminuer les coûts et temps du transport en modernisant le réseau et en facilitant son entretien. Comme chiffres d’impacts à terme, on note 540 kilomètres de routes traitées en réparation ponctuelles, 220 kilomètres de routes renforcées et 15 ponts construits ou réhabilités.

Éducation, formation et emploi

Pour faire face la forte demande en éducation de base en Côte d’Ivoire qui se traduit par une hausse de près de 30 % des effectifs des élèves entre 2012 et 2017, 71 milliards de FCFA ont été engagés dans ce secteur. A termes, l’on parle de 23 000 nouvelles places en écoles primaires et maternelles, de 100 000 collégiens en plus en milieu rural par an et de 26 000 acteurs de l’école formés, comme chiffres d’impacts.

Concernant l’enseignement technique et la formation professionnelle, une réforme a été engagée par le gouvernement ivoirien et celle-ci repose sur un partenariat avec les opérateurs économiques rassemblés en branches professionnelles au sein du Patronat ivoirien. L’objectif est d’adapter l’offre de formation aux compétences requises sur le marché du travail. Sept (7) secteurs économiques ont été appuyés dans ce sens, 12 centres de formations construits ou réhabilités et 13 branches professionnelles structurées.

Au niveau de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, il s’est agi de contribuer au développement de ressources humaines éduquées et formées, nécessaires pour une croissance économique, soutenue et inclusive. On note à cette fin, cinq (5) écoles d’ingénieurs réhabilitées à l’INP-HB (Institut national polytechnique Houphouët Boigny), 20 projets de recherche appuyés et plus de 100 bourses octroyés. Après quoi, le cap a été mis sur l’emploi.

A travers le Programme national de l’emploi et l’Agence emploi jeune, 18 500 jeunes ont été accompagnés vers l’emploi et 31 500 jeunes également accompagnés vers l’auto-emploi dont 22 000 femmes au total.

Santé et protection sociale

Sur cet axe prioritaire, l’accent a été mis sur l’amélioration de la santé des populations les plus vulnérables de Côte d’Ivoire à travers un meilleur accès à des services de santé de qualité. Les chiffres d’impacts qui ressortent à terme, ce sont plus de 2 millions de femmes et enfants de moins de 5 ans qui ont bénéficié d’un accès amélioré à la santé, plus de 500 000 de personnes sensibilisées à la planification familiale et 70 dispensaires réhabilités et équipés.

Justice

Le C2D, c’est aussi le secteur de la justice en Côte d’Ivoire. Il a contribué au renforcement système judiciaire et pénitentiaire, ainsi qu’à la promotion et à la protection des Droit de l’Homme. Tout cela en chiffre, ça donne six (6) infrastructures judiciaires et pénitentiaires construits, plus de 35 000 professionnels formés et plus de 100 000 sensibilisés aux Droits Humains.

Développement urbain, appui à la décentralisation, eau et assainissement

Augmenter les capacités de production d’eau potable en Côte d’Ivoire pour améliorer l’accès des populations à un service de qualité tout en protégeant et surveillant les ressources en eau du pays. Les chiffres impact à terme sont 1,4 million de personnes impactées et dont l’accès à l’eau est amélioré, 100 000 mètres cubes d’eau supplémentaires produits par jour et 23 000 ménages défavorisés raccordés.

Voici fait, le tour d’horizon des chiffres clés de la mise en œuvre du C2D ivoirien. « Toute ces infrastructures lourdes financées par les C2D ivoirien, excessivement coûteuses forcément, utiles pour la plupart évidemment, nous pensons que la responsabilité de l’État ivoirien est de prévoir dans son budget, plus et mieux encore aujourd’hui, tous les moyens financiers permettant d’assurer la vitalité, la pérennité dans la durée longue de tout ce qui se construit et qui se construira encore grâce au C2D3. Car un canal sans eau comme à Bouaké, n’est bien évidemment d’aucune utilité ». Pour reprendre Jean-Jacques Guigon de la Plateforme Dette et Développement, dans son allocution à la cérémonie commémorative du C2D.

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