PSI annonce la fin du projet Transform/PHARE et fait le point

Article : PSI annonce la fin du projet Transform/PHARE et fait le point
17 septembre 2019

PSI annonce la fin du projet Transform/PHARE et fait le point

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Luis Fernando Martínez, Conseiller Technique CCSC -Transform/PHARE / CCO – Libre Tribune

Le projet Transform/Phare porté par l’organisation Population Services International (PSI) est à son terme, après quatre années de mise en œuvre. A appris Libre Tribune ce lundi, au cours d’une séance de restitution des travaux à Abidjan – Plateau.

PSI a annoncé en ce début de semaine la fin du projet Transform/PHARE, un programme de Communication pour le changement social et comportemental (CCSC) qui cible les jeunes de 15 à 24 ans du secteur informel afin d’augmenter la demande en produits et services de planification familiale (PF), d’accroitre le soutien actif des leaders communautaires, religieux, prestataires de santé, parents et d’améliorer les normes sociales afin de créer un environnement favorable à la PF.

Cette information a été portée à la connaissance des partenaires techniques et partenaires presse par Luis Fernando Martínez, au cours de la séance de restitution des travaux organisée à cet effet. Le Conseiller Technique CCSC du projet Transform/PHARE a expliqué que le financement du projet arrive à échéance, après quatre ans d’implémentation. Il a par ailleurs rappelé les raisons et le processus qui a conduit à la création du concept-personnage Didier.

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« Les jeunes du secteur informel qui ont souvent abandonné l’école, n’ont pas l’opportunité d’avoir une éducation sur la santé sexuelle reproductive. Nous avons mené une étude pour connaître la cible et en fonction des motivations, des barrières, on a créé une histoire sous forme de feuilleton dénommé Didier.

Didier, c’est un jeune homme qui habite à la commune d’Abobo, qui est mécanicien, qui a une petite amie, mais a des rapports sexuels avec d’autres filles » a fait comprendre Luis Fernando Martínez.

Dans la trame de l’histoire en effet, Didier est confronté au quotidien à des situations qui offrent l’opportunité selon le spécialiste en CCSC, de discuter avec les jeunes, de comment discuter avec sa copine de la santé sexuelle reproductive, de l’utilisation des préservatifs, de méthodes de contraception et de l’instauration de l’égalité tant dans les discussions que dans la prise de décisions dans une relation de couple.

Quelques résultats

Pendant six mois, des causeries ont impliqué dans une la communication interpersonnelle, quelques 400 jeunes répartis dans 16 clubs Didier dans les communes d’Abobo et de Treichville, leurs copines et leurs parents. Des résultats satisfaisants ont été enregistrés à l’issue de ces échanges.

Pour 58 % des personnes interrogées en fin d’enquête, la décision d’éviter une grossesse appartient au deux membres du couple contre 54 % au départ. Pour la décision d’utiliser un préservatif seulement 44 % affirmaient que cela revient à l’homme et à la femme, contre 50 % au final. Quant à la décision d’utiliser la contraception, seulement 33 % des personnes de deux sexes étaient à la base, favorables que cette décision soit prise de part et d’autre. L’enquête finale a donné 43 %. Soit un effet de 10 %. Décision du nombre d’enfants à avoir dans un couple, 60 % affirment à l’enquête finale que cette décision appartient aux deux contre 51 % à l’enquête de base.

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Le feuilleton Didier a été partagé sur Facebook qui compte 4,9 millions utilisateurs des réseaux sociaux sur 11 millions d’internautes ivoiriens.  Cet outil de communication très populaire chez les jeunes, a enregistré également des chiffres intéressants. La page Facebook Didier compte plus de 50 mille abonnés et a permis de toucher plus de 600 mille internautes, dont 5% de femme et 95 % d’homme, selon PSI.

« Nous sommes à la fin du projet. Cette rencontre est une séance de partage d’expérience et dissémination des résultats des travaux avec les partenaires, en espérant que d’autres ONG prendront le relai pour mettre à échelle ce modèle » a conclu comprendre Luis Fernando Martínez.


 

 

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