Bouaké édifiée par l’AGnDR sur le droit de la santé sexuelle reproductive

Article : Bouaké édifiée par l’AGnDR sur le droit de la santé sexuelle reproductive
3 février 2020

Bouaké édifiée par l’AGnDR sur le droit de la santé sexuelle reproductive

L’AGnDR (Action contre les Grossesses non Désirées et à Risque) a organisé à Bouaké, un atelier de formation sur le droit de la santé sexuelle reproductive à l’intention des leaders communautaires, femmes, jeunes et guides religieux. Ce, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet RESOnance de Pathfinder International.

Kourouma Aïchata de Woman leader et Kouakou Stéphane, Responsable de jeunesse, lors d’une présentation à l’atelier CVTA de Bouaké/ Jeff Amann – Libre Tribune

Intitulée « Atelier de Formation en Clarification des Valeurs et Transformation des Attitudes (CVTA) pour les Soins Complets d’Avortement Centré sur la Femme (SCACF) en direction des leaders communautaires et religieux, des associations des femmes et jeunes », cette formation qui s’est déroulée du 29 au 31 janvier 2019 à la Préfecture de Police de la ville de Bouaké, a mobilisé vingt-cinq participants.

Pendant ces trois jours, trois facilitateurs, dans une synergie d’actions, ont « amener les participants à examiner, remettre en question, clarifier et affirmer leurs valeurs et leurs convictions concernant l’avortement et les problèmes de santé sexuelle et génésique associés ».

Ainsi les facilitateurs, Jean François Aman, Kouadio Yéboua et Sylvain N’Drin, appuyés par Mme Ouattara Michelle, point Africa Global International à Bouaké, se sont employés à « la dissémination du protocole de Maputo ratifié par le Gouvernement Ivoirien » pour favoriser la compréhension des participants du cadre légal national – régional et règlementaire de l’avortement ; et discuter de l’ampleur de l’avortement non médicalisé en Côte d’Ivoire.

Les chefs Kouamé Kouadio du village N’Gatta-Sakassou (au fond) et Koffi Yao de Koffikro à l’atelier de CVTA de Bouaké / Jeff Amann – Libre Tribune

Cela passe par « la clarification des Valeurs et Transformation des Attitudes (CVTA) face à l’avortement » afin d’engager la réflexion et le dialogue sur les services d’avortement sécurisé conforment au cadre règlementaire.

Dr Bamba Fatoumata Touré, directrice régionale de la santé et de l’hygiène publique de Bouaké, avec à ses côtés Kourouma Fanta, présidente de la Commission régionale des droits de l’Homme du Gbêkê, a salué à l’ouverture de l’atelier« l’engament des guides religieux, maillon essentiel pour promotion de SR/PF et surtout du Droit de la santé sexuelle reproductive ». Etant entendu que le taux de prévalence contraceptive est estimé à environ 21 %, et les besoins non-satisfaits en planification familiale sont évalués à 33%.

Au nom des participants à l’atelier, le Pasteur Kambou Davilla a exprimé la gratitude à l’endroit de l’AGnDR « pour avoir réussi rassembler à travers ce séminaire, des acteurs publics face un sujet d’intérêt public, mais mal traité ». Il a cet effet, lancé un appel aux leaders communautaires, femmes, jeunes et guides religieux bénéficiaires de la formation « à prendre l’engagement, à restituer les connaissances acquises dans nos différentes communautés pour aider les populations à comprendre les hautes luttes de l’Etat en matière de santé ».

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Pour sa part, le Préfet de police adjoint, Boa Kouassi Jean à qui a échu l’honneur de clôturer l’atelier, au nom son supérieur hiérarchique, Mobio D. Maxime, a rendu hommage aux Chefs de villages et de communautés qui, en toute humilité, ont accepté d’apprendre de nouvelles choses sur « une thématique sensible mais d’actualité ». Une attitude qui cadre selon lui à « la politique du gouvernement ‘’L’ivoirien nouveau’’ ». En tant que tel, ils doivent se « départir des stéréotypes, des préjugés sociaux pour s’approprier la formation et la vulgariser partout où besoin est, pour une vision nouvelle » face à l’avortement. 

Pour rappel, on estime que 4 à 5% des femmes en âge de procréer ont eu un avortement potentiel dans les 12 mois précédant l’enquête, soit entre 210 000 et 288 000 avortements par an en Côte d’Ivoire (PMA2020).

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Photo de famille avec Boa Kouassi Jean, Préfet de police adjoint de Bouaké, à la clôture de l’atelier/Jeff Amann – Libre Tribune

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